Etre parent d’ado(s) pendant le confinement…

Pourquoi un article spécialement sur les adolescents ? Parce que j’avais appris et lu qu’un ado vit des émotions en dents de scie, qu’il pouvait ne plus faire preuve d’aucune empathie, que la distanciation avec les parents pouvaient se faire douloureusement et aujourd’hui je constate ces phénomènes sous mon toit, H24.

En cette période de confinement, les parents sont les principaux interlocuteurs de leur ado et on peut imaginer à quel point cela peut être difficile à vivre pour lui/elle. Vous vous dites que c’est pas si terrible ? Imaginez-vous à 14-15 ans enfermé avec vos « vieux », qu’en pensez-vous ?

L’ado est tiraillé entre : « je veux vivre ma vie comme je l’entends (je suis grand) » et « papa, maman, j’ai besoin de vous (je suis encore petit) ». Ce qui peut occasionner des cris pour tenir l’adulte à distance et des discussions riches pour montrer sa maturité. Et le parent navigue entre les deux en tenant la barre du mieux possible.

Quand je me souviens de mon adolescence, j’éprouvais le sentiment d’être incomprise par mes parents et c’est ce qui m’a beaucoup éloignée d’eux. Peut-on devenir autonome sans perdre le lien ? Je veux croire que oui, car je constate que cela peut être le cas. Comment ? La manière de communiquer que j’ai découvert au travers des différents livres et ateliers de Faber et Mazlish sont une aide précieuse que je partage volontiers.

Tout d’abord, en permettant l’expression des sentiments de l’ado, sans jugement et sans critique il y aura de fortes chances pour qu’il écoute à son tour quand vous lui exprimez les vôtres et qu’il soit capable d’accepter les limites que vous voulez établir.

Des exemples :

Quand l’ado confie à sa mère qu’il n’a pas fait son exposé pour le lendemain.
Au lieu de lui faire la morale et de lui dire quoi faire (ce qui ne l’incitera plus à venir en parler) la mère peut accueillir en disant : « oh, cela doit te stresser », « tu aurais voulu y penser plus tôt », « je vois que ça t’embête d’avoir oublié ». Ce genre de réponse lui permettra de calmer sa tension et de se tourner vers des solutions qu’il va trouver, seul. Il se sentira entendu et saura qu’il peut venir en parler sans cacher la vérité.

Quand l’ado veut absolument voir un groupe de copains alors que c’est interdit.
Au lieu de dire oui en regrettant de ne pas être plus ferme, le parent peut dire : « j’aimerais pouvoir te dire oui. Le problème c’est que les rassemblements ne sont pas permis en ce moment ». Il risque de répondre : « Oui mais tous les autres y vont ! » alors le parent peut dire « Et toi tu dois rester à la maison et cela doit être dur pour toi. On se réjouit tous que ces mesures prennent fin ».

Lorsqu’ils éprouvent des difficultés et des émotions de confusion, de déception et de découragement, cela nous touche et nous voulons écarter ses sentiments. Nous voulons leur montrer notre logique d’adultes, la bonne façon de faire ALORS QUE C’EST NOTRE ECOUTE QUI PEUT LEUR APPORTER LE PLUS GRAND RECONFORT. Lorsque nous écoutons simplement, ils peuvent eux-mêmes faire le ménage dans leur tête, trouver la solution qui leur conviendra le mieux et même accepter nos limites.

Vous avez d’autres situations qui vous posent problèmes, n’hésitez pas à m’envoyer un message ou m’appeler pour en discuter -> contact

Courage et prenez soin de vous !


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