La motivation, pas toujours là !

Un enfant a parfois de la difficulté à se mettre au travail ou à ne pas s’arrêter 1000 fois pour : aller aux toilettes, attraper une mouche, faire voler un légo, chercher une crotte de nez… et cela peut vite énerver son parent.

Ce qui donne envie de dire :
– Tu ne vas jamais finir ton travail aujourd’hui si tu continues.
– Quoi, t’as pas encore fini !
– Allez, avaaannnce. Tu as encore tellement de choses à faire !

Ce genre de phrase va plutôt enfermer l’enfant dans sa lenteur et il risque de se sentir nul et incapable.

Ce qui peut l’aider, serait plutôt de décrire ce qui a été fait et ce qui reste à faire :
– Je vois que tu as déjà écris la première réponse, c’est un bon début ! »
– Tu as fini d’écrire ce texte, voilà une bonne chose de faite. Il reste encore les maths et c’est fini ! »
– Tu as réussi à finir ce devoir en 15 minutes ! Combien de temps te faut-il pour faire la suite ?

On peut aussi donner des petits challenges, qui sont réalisables, à l’enfant.
Par exemple :
– Je suis sûr que tu arrives à faire cette fiche de maths en 15 minutes (il faut que ce soit largement assez pour ne pas démotiver l’enfant). Top chrono !
– Est-ce que tu arrives à me réciter tes livrets en sautant sur un pied ?
– Quant tu auras fini cet exercice, on met la chanson que tu aimes à fond / on danse / on imite un animal avant de faire le suivant.

Autonomie des enfants, tu fais rêver !

« Les enfants faut être autonome voyons ! »
« Ton prof nous a dit que t’étais capable de gérer toi-même ton programme ! »

Souvent, nous pensons que nos enfants sont assez grands pour gérer leur emploi du temps scolaire, mais, il faut avouer que même nous parfois, nous n’arrivons plus à nous y retrouver, entre les mails que l’un a reçus de ses enseignants et les messages pour l’autre… C’est important pour eux d’entendre que nous ne comprenons pas tout non plus et éviter ainsi qu’ils se sentent « bêtes ».

Reste que parfois, on aimerait qu’ils soient plus autonomes ! Et malheureusement les « mais enfin, débrouille-toi ! » n’améliore en rien la situation. On récolte de la colère, de la tristesse ou au mieux un enfant prostré et silencieux.

L’autonomie s’apprend ! Et cela prend du temps et de la patience !
Quel gain d’énergie une fois qu’un enfant peut travailler de façon autonome !

Mais comment ?

Pour les enfants qui généralement s’organisent facilement, on peut leur dire : « C’est beaucoup d’information tout ça, ce n’est facile de s’y retrouver. Ça peut prendre du temps de le planifier. Un tableau de la semaine pourrait être utile ». On apaise le stress, puis on peut lui donner de l’information et ensuite on le laisse faire ce qui lui convient.

Parfois plus d’encadrement est nécessaire : « Cela peut être difficile de s’organiser tout seul. Ensemble nous pourrions trouver un moyen de clarifier ton emploi du temps scolaire ».
Chez nous, avec un de nos enfants qui se perdaient dans les différents dossiers à réaliser, nous avons pris une grande feuille blanche et avons listé ce qu’il devait faire chaque jour, comme un agenda (cf image). Cela lui a permis de se rendre compte de la quantité de travail (qui finalement n’est pas aussi impressionnante que ce qu’il redoutait) et il a été apaisé. Il a pu ainsi prévoir lui-même ce qu’il allait faire chaque jour et cela l’a aidé à se responsabiliser.

Apprendre à planifier est un pas vers l’autonomie.

Le ballon de patience !

Je lis sur les réseaux sociaux et je constate dans ce que me disent les parents que même ceux qui avait beaucoup de patience avec leurs enfants se sentent comme une marmite prête à exploser ! Vous aussi ?

C’est NORMAL ! En plus de votre rôle de parent, vous avez dû d’un seul coup y ajouter celui d’enseignant et c’est sans compter peut-être celui de travailleur à la maison. Tout ceci, noyé dans toutes les tâches ménagères habituelles, mais qui sont peut-être plus nombreuses aujourd’hui. Personnellement, avant le Covid, j’avais un midi sans repas à préparer et moins de bazar éparpillé dans le salon…bon, plus de lessive car ces jours, ils ne se changent plus beaucoup ! Ajouté à cela, peu de temps pour soi. Bref, la goutte d’eau de trop n’est jamais loin.

Imaginer que votre patience soit un ballon de baudruche. Au début de la journée, vous avez juste choisi sa couleur et il est là, dans votre poche. A chaque fois que vous êtes sollicité(e), par vos enfants, votre patron, votre mari/femme, le ballon se gonfle. Au fur et à mesure de la journée, quand vous vous rendez disponible pour tout le monde SAUF VOUS, le ballon continue de se gonfler et finalement il EXPLOSE ! Comment peut-on faire pour lui permettre de se dégonfler régulièrement ?

Voici une liste d’idées qui n’est pas exhaustive, que vous pouvez compléter dans les commentaires pour donner des idées à d’autres :

  • Ne pas se forcer à faire un jeu avec vos enfants quand vous n’en avez pas envie. Vous avez le droit de ne pas être toujours disponible.
  • En parler à vos enfants. Dites-leur que vous n’avez pas une patience infinie (vous pouvez le montrer avec un ballon de baudruche) et que vous avez besoin d’être seul(e) par moment pour ne pas exploser. Demandez-leur s’ils ont des idées à proposer pour s’occuper pendant que maman/papa a besoin de temps (vous verrez, ils peuvent être super créatifs !). Trouver un système de minuterie ou d’horloge pour que les enfants puissent se repérer dans le temps qu’ils vous laissent.
  • Profiter des émissions préparées par la RTS, soit à la radio, soit à la TV, pour laisser vos enfants seuls et que vous puissiez faire quelque chose qui VOUS fait du bien (lire, prendre un bain, sortir un moment à l’air frais ou même rien du tout).

Courage à vous !

Je m'énerve trop, j'en ai marre !

24h/24 ensemble, c’est pas si facile que ça ! Surtout confiné chez soi. Il y a beaucoup de sujets de friction qui peuvent apparaître dans de telles conditions.
Alors voici quelques petites suggestions pour pacifier la communication.

Un petit mot qui peut vite tendre l’atmosphère c’est le « TU » :
– Tu m’énèrves / T’es tellement dans la lune / Tu ne m’aides pas…
Essayez d’exprimer ce que vous ressentez ou vos attentes en commençant vos phrases par « JE » :
– Je suis fâchée / Je m’attends à ce que tu ranges tes affaires / Je ne me sens pas écoutée / Je ne me sens pas respectée quand je me fais couper la parole.

Essayez de proscrire les mots tel que : « toujours », « jamais », « tout le temps »…
Imaginez si votre mari/femme vous disait : « Décidément, tu ne ranges jamais tes chaussures ». Vous auriez envie de vous justifier, d’expliquer que ce n’est pas vrai, pis lui/elle ne range pas ses chaussettes de toute façon !

Une façon efficace de communiquer :
Décrire le problème.
Y a des chaussures au milieu du passage !
Je vois tes affaires d’école sur la table.
Dire vos attentes / Donner de l’info.
Je m’attends à ce que les chaussures soient dans l’armoire.
Les affaires d’école vont sur le bureau quand le travail est terminé.

Et surtout NE VOUS OUBLIEZ PAS ! Prenez un temps pour vous quand vous y arrivez, c’est important pour retrouver de la patience et de la sérénité (j’y reviendrai dans un prochain article).

Je lui explique et il comprend rien !

Comment aborder les apprentissages sans que ça donne :
– Ecoute-moi quand je t’explique !
– Mais mon prof, il dit pas comme toi !
– Il dit quoi ?
– Ben je sais plus… Oh je comprends rien, j’y arriverai pas, c’est trop dur !
– Mais non, c’est facile, regarde.
– Naaaaaaaaan ! Je te dis que je comprends rien !
– Oh mais on peut pas travailler avec toi !

Voilà quelques petits exemples qui peuvent vous aider à réagir différemment :

  • J’y comprends rien, j’y arriverai pas, c’est trop dur !
  • C’est un sujet difficile que tu as là.
  • Oui ! Je me souviens plus de ce que le prof a expliqué…
  • Mmh… (laisser du temps à l’enfant pour réfléchir)
    Montrer qu’on écoute simplement, permet à l’enfant de mettre de l’ordre dans ses idées.
  • Je crois qu’il avait dit de mettre le chiffre à diviser ici.
  • J’en ai marre, c’est trop dur !
  • Ce sujet à l’air compliqué.
  • Oui, j’y comprends rien.
  • Peux-tu me lire la donnée ?
    Souvent l’enfant va trop vite et ne lit simplement pas bien la donnée, le fait de la relire à voix haute à l’adulte peut l’aider à éclaircir le problème.
  • Mamaaaaaann ! Papaaaaaaaa ! J’y comprends toujours rien…
  • C’est frustrant de ne pas comprendre ce qu’il faut faire. J’avoue que je ne peux pas t’aider sur ce sujet. A qui pourrions-nous demander de l’aide ?
  • Mon prof / Mon prof m’a donné un site internet / …
  • Faisons une liste sur laquelle nous écrivons les sujets qui posent problème et nous ferons un message à ton prof en fin de journée. De cette manière, tu pourras reprendre ça demain.
    Ne pas hésiter à utiliser les ressources extérieures. Les enseignants sont à disposition et certains cours existent sur internet.

Et surtout, pour les parents :
Pas trop de pression ! S’il vous arrive de crier, d’hurler et d’être au bout du rouleau (sauf si vous avez fait des réserves :-D), c’est NORMAL !

Jour 4 : l’école à la maison, quelle mission pour les parents !

Les enfants jouent, l’école à la maison n’a pas vraiment commencé chez nous. Nous testons notre tableau du « Jour 1« . Pour le moment, ça fonctionne. Ils planifient leur journée, nous avons convenu de remplacer « l’école » par une activité d’apprentissage ou artistique de leur choix.

Avantages :  ils décident eux-mêmes quand les activités plus contraignantes se passent. Pour l’école, nous avons défini avec eux qu’ils choisiront l’ordre des tâches et les moments destinés à cette activité (comme pour les horaires flexibles, trois heures maximum par jour, il y a des tranches à respecter, chez nous à 15 heures au plus tard, l’école doit être terminée).

Bref , choisir le « quand, éventuellement le comment et le quoi ».

Isolé dans mon bureau, je pense à un message reçu ce matin. Je souris :

Oui, enseignant est un métier. Mais là, ce qu’on demande aux parents va bien au-delà de ça !

Peut-être penserai-je la même chose parfois dans les semaines qui viennent ? Pourtant, je suis enseignant ! C’est un métier parfois difficile, avec ses propres enfants encore plus ! Il y a quatre ans, nous sommes partis en voyage en famille durant sept mois en Asie. Je garde de merveilleux souvenirs de cette expérience, sur le plan de l’école, je suis plus mitigé !

Quels moments agréables mais aussi de tensions n’avons-nous pas vécus ! Et de désillusions ! L’institution a un poids que je sous-estimais et l’importance des copains et des copines aussi ! L’équilibre pour travailler sereinement durant l’école en voyage a souvent été précaire.

Durant cette période, j’ai vraiment pu expérimenter :  pour qu’un enfant puisse travailler, avant d’avoir des explications pour comprendre, il doit avoir une part de pouvoir sur ses choix : s’il peut décider même partiellement « quand,  éventuellement comment et quoi faire », ce sera plus facile. Des phrases comme « que vas-tu faire ce matin ? » « jusqu’où ? » « dans quel ordre ? » nous aidaient à vivre ces moments au mieux.

Je tape ces lignes, l’un de mes enfants râle, il vide le sac fourni par l’école ce matin qui contient le travail pour les semaines à venir. Plus il sort de fiches et de cahiers, plus il sort de colère, il râle, il hurle, il rugit…

Je me souviens alors de l’image qu’Isabelle Filliozat avait donnée lors d’une conférence. Un enfant ou un adolescent qui a les émotions en ébullition – qui ne les a pas comme ça ces jours ? – a parfois besoin de les sortir. Lorsque ça arrive, d’imaginer que je lui offre un pot à vomi me protège de ma propre colère, je n’entre pas en symétrie. Tous ces mots de colère ne sont finalement que du « vomi » qu’il a besoin de sortir !

Cinq longues minutes ont passé, l’orage s’est dissipé, l’atmosphère se détend, le sac de l’école est rangé. On le ressortira demain ou lundi…

Du calme et un câlin de sa maman…

Fratrie confinée sous le même toit…

Lorsque la fratrie est confinée sous le même toit, ça peut vite devenir explosif !

Terminé le temps avec des copains à l’école, les voilà confinés avec leur frère ou leur soeur sans y être préparés !

Les enfants ne s’apprécient pas toujours ! Eh oui ! Ils risquent d’en avoir marre de partager leur temps avec les mêmes personnes (comme nous !!). En l’acceptant et en leur donnant le droit de le dire, ça peut déjà les aider : « Ton frère t’énerve tellement depuis ce matin, tu aurais préféré être avec tes copains ».

Comment faire pour éviter les combats de catch ?
Pas de coups / Pas d’insultes ! Quand tu es fâché, dis-le lui avec des mots. Dis-lui : « ça m’énerve quand tu me dis ce que je dois faire ¨ ».

On accepte les sentiments, on aide à verbaliser et on cadre les comportements.

Jour 1 : il n’est pas encore temps de parler d’école…

LE BRAINSTORMING

Comme beaucoup d’entre vous le savent, nous donnons des ateliers destinés aux parents depuis environ quatre ans. En cette période vraiment particulière qui s’annonce, nous avons choisi de partager un peu de  notre vécu familial, histoire d’éveiller quelques pistes d’actions et de réflexions. 

Imaginez votre patron vous disant aujourd’hui : 

« Ça ne va pas être les vacances, hein ! Il faudra bosser ! »

Votre réaction ? Révolte ? Envie de l’envoyer promener ? Pourquoi ne vous fait-il pas confiance ?

Si ça marche pas avec vous, pourquoi cela fonctionnerait-il avec vos enfants ? 

Et si l’on faisait confiance à nos enfants ?

Voici nos recettes avec nos enfants, peut-être vous donneront-elles des idées…

De la bienveillance, pas de complaisance !

Nous avons passé nos premiers instants de la journée à devoir cadrer nos attentes vis-à-vis des jours qui viennent (cadrer est sécurisant !) en informant nos enfants que nous allions structurer nos journées. Crises et complaintes s’en sont suivi. Les émotions semblent en ébullition ces jours-ci.

Accueillir, accueillir, accueillir encore, « oui, c’est difficile pour toi/vous que nous mettions un cadre, cela t’énerve ! De mon côté, j’en ai besoin. Le but est que nous trouvions un fonctionnement qui nous convienne à tous, je n’accepte par contre pas que tu parles avec ce ton et ces mots, tu vas dans ta chambre et tu redescendras quand tu pourras discuter » et/ou devant un de nos enfants triste avec les nerfs à fleur de peau « oui, ça te rend triste d’imaginer que tu ne vas plus voir tes copains et copines pendant plusieurs semaines ! » (Larmes, puis gros câlin). 

Reste notre question essentielle :

Comment passer du « ça ne va pas être les vacances, hein ! » à « comment va-t-on s’organiser pour vivre au mieux cette période ? ». Une solution : faire participer les enfants aux discussions et vraiment les écouter (écouter ne signifiant pas approuver toutes leurs propositions et délires).Il nous semble qu’il n’est pas encore temps de faire l’école à la maison, plutôt d’organiser les journées.

Après le petit-déjeuner, BRAINSTORMING FAMILIAL, structurer les journées n’est pas négociable par contre, la façon de le faire est discutée et négociée ensemble, les enfants peuvent ainsi être ACTEURS de leur futur quotidien. 

Chacun dit ses envies, ses attentes, ses idées. On écrit tout ! 

Voici le résultat chez nous : 

  • on s’habille avant le petit-déjeuner
  • chaque jour un enfant pourrait jouer une heure à la console
  • chaque bisou coûte 50 cts
  • les natels sont mis sur silencieux si possible
  • il y aura chaque jour un moment d’école
  • il y a des pauses pendant le travail
  • on fait trois heures d’école par jour maximum
  • on peut improviser les journées
  • pas d’école après 15 heures
  • chaque jour les enfants aident pour les tâches ménagères
  • chaque jour, on sort un moment
  • on pourrait organiser des rendez-vous avec les amis sur skype.

On s’est arrêté là, seul le fait d’improviser les journées et le coût des bisous ont été retirés et nous avons défini de faire un planning modulable afin que chaque enfant puisse planifier sa journée avec des blocs. 

On a décidé de reprendre un moment demain pour faire le point sur cette liste.

La suite au prochain épisode…

Coaching à distance

Possibilité de coaching parental et enfants/ados à distance

Bonjour à tous,

Nous voilà dans une situation exceptionnelle qui nous fera vivre un quotidien bien différent de l’ordinaire ces prochaines semaines.

Tous les parents (et moi la première !) allons devoir faire preuve de créativité avec nos enfants. Notre patience risque d’être mise à rude épreuve parfois et je vous proposerai régulièrement des exemples sur la façon de communiquer avec les enfants qui pourront vous aider.

Je mets en place dès aujourd’hui des séances de coaching à distance par Skype ou Facetime pour les parents, mais également pour les enfants et ados qui veulent travailler leur confiance en soi ou qui risquent d’être aux prises avec des émotions inhabituelles. Vous pouvez me contacter par email ou téléphone.

Valérie Moret – 079 793 57 50 – valerie.moret@dayaaluta.ch

Le cabinet déménage à la fin du mois de mars

Le centre Corps Accord va fermer ses portes fin mars (vente du bâtiment) et chaque thérapeute volera de ses propres ailes !

Pour ma part, je partagerai un cabinet avec Marie-Christine Colombo (massages, hypnose) à la Rue du Stand 11 à Bex. Je me réjouis de cette nouvelle collaboration !

Je continuerai à vous proposer :

  • Ateliers Faber et Mazlish pour les parents
  • Ateliers sur la confiance en soi pour les enfants et les adolescents
  • Coaching parental : qui permet d’apaiser votre relation avec votre enfant/ado, de trouver les moyens de mieux le comprendre et de mettre en place une nouvelle dynamique.
  • Coaching enfants/ados et jeunes : qui permet de retrouver confiance en soi pour faire face aux difficultés scolaires ou relationnelles. Comprendre quels impacts ont les émotions sur les apprentissages et apprendre à les désamorcer.
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