Je suis parent-équilibriste, j’oscille entre contrôle et confiance

« Il peut se débrouiller tout seul », « Elle va assumer ses devoirs non faits », « Je lui amène son sac de gym, juste pour cette fois », « Est-ce qu’elle est assez grande pour aller seule à l’école ? ».

Soutenir l’autonomie ou garder le contrôle ? Pas facile d’avoir la « bonne » réponse. On peut se demander, si on laisse notre enfant se débrouiller tout seul, est-ce qu’on est un mauvais parent ? Est-ce qu’il va penser qu’on ne l’aime pas ? Est-ce que cela nous fait peur ?

Mais si on lui amène ses affaires lorsqu’il les a oubliées ou qu’on l’accompagne à l’école alors qu’il n’en a plus besoin, on peut se demander si on l’empêche de grandir.

Je constate que le parent est souvent partagé entre : mon enfant doit apprendre à se débrouiller, mais j’aime aussi bien m’occuper de lui et être utile !

Pourtant n’est-ce pas notre rôle de parent que de leur apprendre à vivre sans nous, à savoir trouver des solutions par eux-mêmes ? Bien entendu, cela dépend de l’âge de l’enfant et à chaque âge le discours et le soutien sera adapté et ré-adapté. On peut soutenir les efforts des enfants en leur disant, par exemple :
– ce n’est pas facile de faire cet exercice, cela nécessite beaucoup de concentration.
– on pourrait demander de l’aide à la voisine, elle s’y connaît en animaux.

Puis arrive la transition vers l’adolescence et la tâche diffère.

J’accompagne des parents, et je suis moi-même maman d’adolescents, je constate qu’il y a comme un fil tendu entre eux et nous. Le parent tire d’un côté pour garder le contrôle et l’ado tire de l’autre pour avoir plus d’autonomie. On dirait qu’il fait exprès de le secouer, de l’agiter pour nous faire tomber et ce n’est pas facile de trouver le bon équilibre pour le laisser vivre ses expériences, lui faire confiance, assouplir le contrôle tout en lui transmettant les valeurs qui sont importantes aux yeux de l’adulte.

Mes ados développent leurs idées, leurs analyses et peuvent avoir des envies différentes des miennes. C’est important que je les entendent et les considèrent pour éviter que le fil ne se casse. De par les chamboulements hormonaux et émotionnels intenses qu’ils traversent, ce n’est pas toujours évidents de se mettre à leur place, mais lorsque j’y arrive, ils sont plus enclin à écouter mon point de vue ou mes inquiétudes.

Les lectures qui m’ont beaucoup aidée sur le sujet : « J’ai un ado…mais je me soigne » d’Olivier Revol, « On ne se comprend plus » d’Isabelle Filliozat, « Parler pour que les ados écoutent, les écouter pour qu’ils parlent » de Faber et Mazlish.

Trouver son équilibre


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